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Longtemps, les scientifiques ont cru que « la dose faisait le poison »*. Il faut attendre 1962 pour que Rachel Carson biologiste dénonce les effets négatifs des pesticides sur l’agriculture américaine. Le Dr. Theo Colborn en 1996, démontre qu’ils ont la capacité, même à très faibles doses, de perturber le développement des êtres vivants et aussi celui de leur descendance. En 1991 est utilisé pour la 1ére fois le terme de « perturbateur endocrinien », ce n’est plus la dose qui fait le poison mais une faible quantité, un cocktail de ces produits et/ou l’âge de l’individu exposé suffisent. 

Si en 2015, en France, le bisphénol A est interdit, d’autres agents toxiques sont encore bien présents. Le plastique, composé synthétique a envahi notre environnement, depuis 1988 figure un logo en triangle accompagné d’un chiffre de 1 à 7 qui correspond à un type de produit.

Si on s’intéresse à la cuisine, les pictogrammes désignent :

 

1

Bouteilles d’eau, jus de fruits, emballages

 

3

Emballages de fromage, viande, film alimentaire

 

6

Yaourts, barquettes plats à emporter, gobelets et couverts jetables

 

7

Boîtes de conserve, vaisselle

 

2

Bidons de lait (étude en cours)

 

4

Emballages du pain, produits surgelés, sacs de congélation, tasses pouvant être utilisées pour des boissons chaudes

 

5

Couvercles de produits laitiers

  • Eviter l’eau embouteillée, préférez une bouteille en verre, une gourde en inox.
  • Triez les plastiques en ne gardant que les 2,4,5. Jetez les contenants en plastique ancien plus le plastique est abimé plus il libère de substances nocives.
  • Consommez rapidement les aliments emballés et jetez les emballages superflus.
  • Evitez la cuisson du riz en « poche », les fritures et les cuissons avec papier alu.
  • Ne pas utiliser le film alimentaire pour conserver les aliments.
  • Ne pas utiliser les ustensiles en plastique, les casseroles ou poêles anti adhésives.
  • Sous l’effet de la chaleur, les substances toxiques du plastique migrent dans les aliments, évitez les tasses ou tout récipient plastique pour le micro ondes.

* Paracelse, médecin suisse au XVIe siècle sur la toxicologie « la dose fait le poison ».

Nous nous lavons de plus en plus souvent les mains.

Aussi, nous vous proposons une recette de savon à faire, pour partie avec les enfants.

Il faut:

F 250gr de paillettes de savon ou vous pouvez râper les restants de vieux savons.

F 25cl d’eau minérale ou distillée ou moitié eau et moitié fleur d’oranger.

F 2 cuillères à soupe d’huile d’amande douce, d’olive, d’argan, de coco, monoï. (attention au mélange si vous avez mis de la fleur d’oranger).

Faire fondre au bain marie les paillettes puis rajouter l’huile pour obtenir une pâte.

En même temps, faites chauffer l’eau ; puis mélanger le tout énergiquement et là quand la température le permet, demander aux enfants de vous aider à remuer. Quand tout est bien incorporé, verser soit dans un moule, mais vous pouvez en faire un, en découpant le fond d’une brique de lait.

Attendez une demi-journée pour démouler.

Ce qui est possible, pour motiver les enfants récalcitrants au lavage des mains, c’est d’inclure dans la pâte une petite figurine ; un peu comme la fève dans un gâteau.

Mais peut-être, que pour la voir, votre savon ne fera que quelques jours.

Etrange quotidien ou peut-être étions nous, devenus étrangers à notre quotidien. Réfléchir pour aller chercher du pain (est-ce que j’en ai besoin ? est ce que j’ai l’attestation…) donne à ce moment de la journée, une importance qu’il n’avait pas, hier.Allons nous garder cette capacité à penser nos gestes, nos journées, rien n’est moins sûr.

Et qu’en est-il pour celui, qui a et avait, si peu, et pas toujours du pain.

De même que le temps ne s’étire pas de la même façon, pour les uns comme « un filet de miel » (cf. Tomas Sedlacek) et pour d’autres, aucun repos.

A l’heure du confinement, qui, pour beaucoup, est ressenti comme un enfermement.

En cette période difficile, il s’agit bien, ici et maintenant, de la question de prendre soin de nous, des autres, petits et grands et de l’espace de chacun.

A bientôt.

N’hésitez pas à aller sur la plateforme ressource Enfance & covid en suivant le lien
http://www.enfance-et-covid.org/?fbclid=IwAR2EnwFfpbskuFl0XFh8l1fc3gAv.

La situation actuelle nous renvoie à la question délicate des écrans pour les enfants. Toutes les études et médecins s’accordent à dénoncer les effets nocifs sur la santé ; Boris Cyrulnik va plus loin : « pas d’écran avant 3 ans ». Protéger les petits aujourd’hui, dans une société qui utilise de plus en plus « l’image » devient un exercice des plus complexes.

L’accès à certains écrans, portable, ordinateur, tablette, reste facilement contrôlable, et on ne peut que s’interroger lorsque on sait ,que les enfants des grands patrons de la high tech n'ont pas le droit, eux, de les utiliser et sont tenus à l’écart des nouvelles technologies… (cf. art Médiapart du 6 juin 2017).

Serge Tisseron psychiatre spécialiste des écrans (https://www.3-6-9-12.org/) le dit bien : « Cadrer et accompagner les écrans à tout âge est essentiel pour apprendre à s’en servir, et à s’en passer. ».En cela, la question est bien difficile, au-delà de notre rôle fondamental de protection des enfants, c’est bien notre propre rapport à l’image, qui est interrogé.

Serge Tisseron explique que si « les écrans sont dangereux pour les enfants » « nous ne changerons notre rapport aux écrans que tous ensemble ». (https://benshi.fr/actu/savoir-apprivoiser-les-ecrans-entretien-avec-serge-tisseron/161  ).

Face à la diabolisation des écrans et la peur et la culpabilité qu’elle suscite, un autre chemin est à trouver.

A partir de 3 ans, un petit court métrage, que l’on aura choisi en fonction de son enfant, de ce que l’on a envie de lui faire découvrir et de partager avec lui, peut s’inscrire dans une réelle démarche éducative. Qui plus est, la rencontre avec une œuvre, peut s’avérer un véritable outil pour apprendre à ne pas se laisser submergé, séduit, dans ce monde si envahissant d’images.

Sites qui proposent des courts métrages pour les enfants :

https://www.films-pour-enfants.com/association.html   

Benshi.fr  propose en ce moment, un mois d’abonnement gratuit.

Le silence s’installe, plus de toc, toc à la porte, plus le bruit des voitures, alors écoutons les oiseaux et des histoires.

Les éditions oui’dire proposent d’écouter gratuitement, en ce moment, des contes, des fictions pour tous les âges.

http://www.oui-dire-editions.fr/categorie-age/petite-enfance